Le pélican, la tortue et le bateau d’Anse Bertrand (Guadeloupe)

Chantier — Guadeloupe

Le Pélican et le Bateau-danse — un chantier à la croisée des gestes

Dans ce projet autour du Pélican et du Bateau-danse, l’atelier de David Steinfeld a été invité à prolonger la matière vers une lecture sculpturale et mémorielle. Plus qu’une exécution, il s’agit ici d’une traversée : une résonance entre l’humain, le bois et le lieu.

Jeu en bois sculpté – Pélican et Bateau-danse

Ici, le bois n’est pas un simple support : il devient un langage. Un chantier où la main accompagne la matière, sans la contraindre, pour laisser émerger une présence.

Contexte & intentions

Implanté en Guadeloupe, ce chantier confronte le bois à des usages vivants et à un climat exigeant : humidité, lumière tropicale, air salin. La démarche est donc autant esthétique que technique : elle vise la durabilité, mais aussi la dimension symbolique du projet.

Enjeux du projet

  • Qualité d’usage : une expérience fluide, où l’objet accompagne le mouvement.
  • Durabilité : matériaux et finitions adaptés aux contraintes locales.
  • Lisibilité : des formes qui se comprennent sans explication superflue.
Atelier David Steinfeld – sculpture bois

Approche créative & technique

L’atelier a travaillé dans une logique matérialiste et sculpturale : chaque pièce de bois est envisagée avant d’être façonnée. Cette anticipation permet de respecter le fil naturel, d’éviter les tensions, et de renforcer la cohérence des volumes.

Matériaux & finitions

L’accent a été mis sur la stabilité et la tenue dans le temps : des bois sélectionnés avec soin, des surfaces travaillées pour favoriser une patine naturelle, et des finitions pensées pour accompagner l’évolution du matériau plutôt que de la figer.

Détail sculpture bois – travail artisanal

Pas de sur-correction, pas de dissimulation : une mise en jeu transparente du matériau, de sa logique, et du geste — au service d’une lecture sensible.

Résultat & perception

À la fois sculpture et architecture du quotidien, Le Pélican et le Bateau-danse invite à une lecture immersive : le bois n’est pas seulement vu, il est habité.

Conclusion

Plus que des pièces finies, ce chantier compose un paysage sculptural : un dialogue entre l’intention, la matière et le territoire.

Rédaction et interview : Stéphanie Castre — publication initiale sur Issuu.