Le dragon de Vézénobres

Chantier — Vézénobres (Gard)

Le Dragon de Vézénobres — une création ludique au cœur d’un paysage réinventé

Au pied du village médiéval de Vézénobres, classé village de caractère, la requalification de l’ancien Champ de Foire a donné naissance à un vaste projet d’aménagement paysager et urbain. Sur près de 2,5 hectares, ce nouvel espace public redessine les usages et propose une centralité piétonne ouverte, vivante et tournée vers les habitants.

Dragon en bois – aire de jeux de Vézénobres, chantier 2024

Dans ce contexte paysager exigeant, l’aire de jeux en bois devient un point d’ancrage fort du projet, pensée comme un lieu d’appropriation, de rencontre et de jeu.

Un projet de requalification globale

Le réaménagement du Champ de Foire s’inscrit dans une démarche ambitieuse : création d’une place publique, d’un parc paysager, d’un skatepark, restructuration des circulations et valorisation des espaces existants. L’organisation des niveaux et le travail du terrain en pente permettent d’isoler visuellement le parc de la route départementale, offrant une respiration paysagère au cœur du village.

Concertation et usages

L’aire de jeux en bois est issue d’ateliers participatifs menés avec les enfants de l’école. Ces temps d’échange ont permis d’imaginer un espace ludique en résonance avec les usages, les envies et l’imaginaire des jeunes habitants. Le dragon s’impose alors comme une figure fédératrice, à la fois ludique et narrative.

Détail du dragon en bois – Vézénobres

Une création intégrée au paysage

Implanté dans un parc structuré par la pente, les cheminements et la gestion de l’eau, le dragon s’inscrit naturellement dans le parcours paysager. La présence de noues, de zones humides et de fontaines issues d’une résurgence naturelle existante accompagne la déambulation et renforce le lien entre jeu, nature et territoire.

Matière et durabilité

Réalisée en bois, la structure est pensée pour un usage extérieur intensif. Les volumes sont lisibles, les formes accessibles, favorisant l’exploration, l’escalade et le jeu libre. Le choix des matériaux et des finitions accompagne une évolution naturelle de l’œuvre dans le temps, en dialogue avec le site.

Dragon de Vézénobres – vue d’ensemble dans le parc

Le dragon n’est pas un simple jeu : il devient un repère, un récit partagé et un élément structurant du nouvel espace public.

Un espace vivant

En contrebas, la grande pelouse de l’ancien Champ de Foire, ombragée par des platanes centenaires, retrouve toute sa place dans la vie du village. L’aire de jeux, le parc et les nouveaux cheminements participent à faire de cet ensemble un lieu de manifestations, de rencontres et de pratiques quotidiennes.

Conclusion

Ce chantier illustre la capacité de l’atelier à inscrire une création ludique dans un projet paysager et urbain d’ensemble, en dialogue étroit avec les habitants, le site et l’histoire locale.

Aire de jeux en bois – Dragon de Vézénobres, chantier 2024

Chantier réalisé en 2024 dans le cadre de la requalification du Champ de Foire de Vézénobres (Gard).

Le béluga de Montoir-de-Bretagne

Chantier — Montoir-de-Bretagne

Le Beluga de Montoir-de-Bretagne — un avion iconique devenu terrain de jeu

Dans le parc de l’Aventurier à Montoir-de-Bretagne, le Beluga prend la forme d’un avion emblématique, directement inspiré du célèbre appareil de transport aéronautique. Sculptée en bois et pensée comme une structure de jeu monumentale, cette réalisation établit un lien évident entre le territoire, son histoire industrielle et l’imaginaire du voyage. Ici, l’avion ne vole pas : il se parcourt, s’escalade et se découvre à hauteur d’enfant.

Beluga de Montoir-de-Bretagne – avion Airbus sculpté en bois, parc de l’Aventurier

Une transposition sensible de l’industrie aéronautique vers un usage ludique, où l’échelle monumentale devient expérience corporelle.

Contexte du projet

Située à proximité immédiate des sites industriels liés à l’aéronautique, Montoir-de-Bretagne porte une histoire étroitement liée à la construction et au transport aérien. Le choix du Beluga s’impose naturellement : un avion hors norme, reconnaissable entre tous, devenu symbole local. Le projet s’inscrit dans l’aménagement du parc de l’Aventurier, pensé comme un espace de découverte, de jeu et de transmission.

Intentions

  • Ancrage territorial : faire écho à l’identité industrielle locale.
  • Imaginaire du voyage : transformer l’avion en espace à explorer.
  • Usage partagé : une œuvre conçue pour être vécue collectivement.
Détail du Beluga – sculpture en bois inspirée de l’avion Airbus

Approche artisanale

L’atelier a travaillé la forme de l’avion non comme une reproduction technique, mais comme une interprétation sculpturale. Les volumes sont volontairement simplifiés pour favoriser la lisibilité, la circulation et l’appropriation par les enfants. Chaque élément guide le mouvement, suggère un parcours, invite à grimper, ramper ou s’arrêter.

Matière & finitions

Le bois est choisi pour sa capacité à traduire la masse sans la froideur du métal. Les finitions privilégient une patine naturelle, laissant la matière évoluer avec le temps et l’usage. La sculpture assume ainsi son vieillissement comme partie intégrante du projet.

Beluga – vue d’atelier, fabrication artisanale par David Steinfeld

Du monde industriel à l’aire de jeux, l’avion change de fonction sans perdre sa force symbolique.

Usage & appropriation

Dès son ouverture, le Beluga devient un point de repère pour les familles. Les enfants investissent la structure comme un territoire à explorer, tandis que les adultes reconnaissent immédiatement la silhouette familière de l’avion. L’œuvre joue ainsi un rôle de médiation entre générations, entre mémoire industrielle et usages contemporains.

Conclusion

Ce chantier illustre la capacité de l’atelier à transformer un symbole industriel en une œuvre sensible et accessible, où la sculpture devient espace, parcours et lieu de rencontre.

Projet réalisé dans le cadre de l’aménagement du parc de l’Aventurier à Montoir-de-Bretagne.

Le pélican, la tortue et le bateau d’Anse Bertrand (Guadeloupe)

Chantier — Guadeloupe

Le Pélican et le Bateau-danse — un chantier à la croisée des gestes

Dans ce projet autour du Pélican et du Bateau-danse, l’atelier de David Steinfeld a été invité à prolonger la matière vers une lecture sculpturale et mémorielle. Plus qu’une exécution, il s’agit ici d’une traversée : une résonance entre l’humain, le bois et le lieu.

Jeu en bois sculpté – Pélican et Bateau-danse

Ici, le bois n’est pas un simple support : il devient un langage. Un chantier où la main accompagne la matière, sans la contraindre, pour laisser émerger une présence.

Contexte & intentions

Implanté en Guadeloupe, ce chantier confronte le bois à des usages vivants et à un climat exigeant : humidité, lumière tropicale, air salin. La démarche est donc autant esthétique que technique : elle vise la durabilité, mais aussi la dimension symbolique du projet.

Enjeux du projet

  • Qualité d’usage : une expérience fluide, où l’objet accompagne le mouvement.
  • Durabilité : matériaux et finitions adaptés aux contraintes locales.
  • Lisibilité : des formes qui se comprennent sans explication superflue.
Atelier David Steinfeld – sculpture bois

Approche créative & technique

L’atelier a travaillé dans une logique matérialiste et sculpturale : chaque pièce de bois est envisagée avant d’être façonnée. Cette anticipation permet de respecter le fil naturel, d’éviter les tensions, et de renforcer la cohérence des volumes.

Matériaux & finitions

L’accent a été mis sur la stabilité et la tenue dans le temps : des bois sélectionnés avec soin, des surfaces travaillées pour favoriser une patine naturelle, et des finitions pensées pour accompagner l’évolution du matériau plutôt que de la figer.

Détail sculpture bois – travail artisanal

Pas de sur-correction, pas de dissimulation : une mise en jeu transparente du matériau, de sa logique, et du geste — au service d’une lecture sensible.

Résultat & perception

À la fois sculpture et architecture du quotidien, Le Pélican et le Bateau-danse invite à une lecture immersive : le bois n’est pas seulement vu, il est habité.

Conclusion

Plus que des pièces finies, ce chantier compose un paysage sculptural : un dialogue entre l’intention, la matière et le territoire.

Rédaction et interview : Stéphanie Castre — publication initiale sur Issuu.

Le Dragon de St Nazaire

Création — Saint-Nazaire

Le Dragon des mers : une aire de jeu sculptée, grandeur nature

Au cœur de Saint-Nazaire, une créature s’est posée au sol comme si elle venait de surgir des profondeurs : le Dragon des mers. Une aire de jeux spectaculaire, pensée comme une œuvre à vivre — à grimper, à traverser, à explorer — où l’imaginaire prend le dessus dès les premiers pas.

L’idée : créer un parcours de jeu immersif qui raconte une histoire, tout en restant simple à comprendre pour les enfants. Pas besoin de mode d’emploi : le corps “lit” la structure, et l’aventure commence.

Le Dragon des mers – aire de jeux en bois à Saint-Nazaire

Le Dragon des mers à Saint-Nazaire : une sculpture-aire de jeux pensée comme une traversée.

Contexte

Installé en centre-ville, le Dragon des mers s’inscrit dans une logique d’aménagement ludique et culturel : un équipement qui attire, qui fait parler, et qui devient rapidement un repère.

Une œuvre “à parcourir”

Ici, la forme n’est pas un décor : c’est le jeu lui-même. On progresse, on se cache, on grimpe, on se retrouve. Chaque élément devient un prétexte à inventer une scène.

Ce qui fait la différence

  • Une présence : une silhouette forte, immédiatement identifiable.
  • Un parcours : on ne “monte pas dessus”, on le traverse.
  • Une lecture intuitive : le geste des enfants guide l’usage.

Échelle & sensations

Le projet joue sur la dimension : on se sent petit… et c’est exactement ce qu’on vient chercher. La structure devient un paysage, et l’enfant un explorateur.

Galerie

Une aire de jeux réussie, c’est quand l’on comprend en une seconde qu’elle est unique… et qu’on a envie d’y revenir une deuxième fois.

Sources presse : : St Nazaire Tourisme

La baleine de Torrejon (Madrid, Espagne)

Création — Madrid

La baleine géante de Torrejón-de-Ardoz : une sculpture en cèdre rouge pour Madrid

Une baleine géante en cèdre rouge du Canada, œuvre monumentale réalisée par l’atelier de création de David Steinfeld, s’apprête à prendre place à Madrid, dans la commune de Torrejón-de-Ardoz. Conçue comme une sculpture-aire de jeux, elle mêle puissance visuelle, dimension narrative et sens du mouvement.

Inspirée par la force et la poésie de ces animaux marins, cette baleine est une création hors-norme, pensée pour devenir un point de repère visuel et ludique, au carrefour des usages, des espaces publics et de l’imaginaire collectif.

Baleine géante en cèdre rouge – chantier Madrid

État d’avancement de la sculpture en cèdre rouge sur le site de fabrication.

Contexte du projet

Cette œuvre originale est commandée pour l’espace public de Torrejón-de-Ardoz, dans la région de Madrid. Pensée comme un objet sculptural et ludique, elle symbolise le dialogue entre l’art, le lieu et la communauté, tout en soulignant le savoir-faire artisanal du bois.

Une sculpture hors-norme

Réalisée en Western Red Cedar (cèdre rouge du Canada), cette baleine se distingue par sa taille imposante et son traitement sculptural, qui met en valeur la matière, le grain et la lumière.

Intention artistique

Le projet vise à créer une pièce à la fois **monumentale** et **accessible**, qui invite à l’approche, à l’exploration et au jeu. La baleine devient alors un personnage à part entière dans le paysage urbain.

Matière & finitions

Le choix du cèdre rouge permet à la structure de durer dans le temps tout en offrant une surface chaleureuse, résistante aux intempéries et agréable au toucher — qualités essentielles pour un espace public vivant.

Galerie

Cette baleine monumentale, avant d’être livrée dans son cadre madrilène, est l’illustration même du savoir-faire de l’atelier : intégrer l’espace, la matière et l’émotion pour créer une œuvre qui **parle à tous**, petits comme grands.

Source presse : “Une baleine géante en cèdre rouge du Canada… bientôt livrée à Madrid”, France Bleu.

La Dragonne de Clamart et le triton (92)

Chantier — Clamart

Le Dragon et le Triton de Clamart — une mythologie à échelle d’enfant

Au cœur du quartier du Panorama à Clamart, ce chantier donne naissance à un paysage de jeu inspiré des figures mythologiques du dragon et du triton. Pensées comme des présences à parcourir plutôt qu’à contempler, ces sculptures monumentales invitent les enfants à grimper, glisser, se cacher et inventer leurs propres récits.

Dragon et Triton de Clamart – sculptures monumentales en bois

Ici, le jeu devient narration. Le corps entre en mouvement, et la sculpture se révèle par l’usage, non par le discours.

Contexte du projet

Ce chantier s’inscrit dans l’aménagement du nouveau quartier du Panorama, pensé comme un lieu de vie mêlant habitat, espaces paysagers et équipements publics. L’aire de jeux, conçue comme une île au sein du quartier, devait offrir une expérience forte et identifiable, capable de devenir un repère pour les familles.

Intentions

  • Créer un imaginaire : donner forme à des figures universelles.
  • Favoriser le mouvement : grimper, franchir, contourner.
  • Ancrer le lieu : une œuvre pensée spécifiquement pour cet espace.
Détails du Dragon de Clamart – sculpture bois aire de jeux

Approche artisanale

Chaque volume est façonné dans une logique de lisibilité immédiate : les lignes guident naturellement les déplacements, les prises se devinent sans signalétique, et les formes accompagnent le geste de l’enfant. Le travail du bois reste volontairement visible, affirmant le caractère vivant et évolutif de la matière.

Matière & durabilité

Les essences sont choisies pour leur résistance aux usages intensifs et aux conditions extérieures. Les finitions privilégient la patine naturelle plutôt qu’une protection figée, permettant à la sculpture de s’inscrire dans le temps long du lieu.

Vue d’ensemble de l’aire de jeux du Panorama à Clamart

Le dragon et le triton ne racontent pas une histoire imposée. Ils offrent un décor ouvert, où chaque enfant invente la sienne.

Usage et appropriation

Rapidement investies, les sculptures deviennent des supports de jeux multiples : parcours, cachettes, points de rendez-vous. L’œuvre disparaît presque derrière l’activité qu’elle génère, signe qu’elle a trouvé sa juste place dans le quotidien du quartier.

Conclusion

Ce chantier illustre une conviction forte de l’atelier : une aire de jeux peut être à la fois œuvre sculpturale, espace d’usage et vecteur de lien social, sans renoncer à l’exigence artisanale.

Projet réalisé dans le cadre de l’aménagement du quartier du Panorama à Clamart. Vidéos et images issues du chantier et de l’atelier David Steinfeld.

Voir le chantier en mouvement
Les volumes prennent pleinement sens lorsqu’ils sont parcourus. Ces images filmées restituent l’échelle, le geste et l’usage des sculptures.